Langue de chats

Pour le complètement ridicule. Voici mon rêve de la nuit dernière :
Je me retrouve propulsée en plein centre d'un pensionnat austère et très ancien aux vues de la construction gothique. Malheureusement un sérial killer sévit en ce moment et tue à coup de couteau des élèves.
Pour une raison connue seulement des méandres torturés de mon cerveau endormi, je me retrouve dans le même dortoir que le tueur. Je suis complètement sous sa coupe. Il me dirige. Il me parle comme si j'étais sa complice.
Par la fenêtre, j'aperçois des flics qui le recherchent. J'essaye éperdument à les appeler mais aucun son assez puissant sort de ma bouche terrorisée.
C'est à ce moment qu'il les voit aussi. Rageusement, il jette le contenu de la casserole qu'il était entrain de faire chauffer sur le feu et la jette par la fenêtre. Une onde de choc s'en dégage alors et vient raisonner dans tout le pensionnat rendant sourd et muet tout les gens qui s'y trouvent.
A court de munitions, il recherche les langues nécessaires à sa mixture. Or il n'a plus de langue de chat. Je prends conscience qu'il pourrait avoir besoin de la mienne pour terminer son mélange. Je serre très fort les dents et je tente de le convaincre que sa première bombe avait très bien réussit pourtant il avait oublié de mettre les fameuses langues de chats.
Il hoche la tête et semble convaincu de mon raisonnement.
Il se dirige alors vers la fenêtre et monte sur le rebord pour uriner.
C'est à ce moment qu'un cercle en métal entour son crâne chauve et le fait basculer au dessus du vide. Pendant qu'il gigote comme un poulet dodu, un lassot vient entourer ses chevilles. Il me regarde la bouche ouverte. Etonné de ce qui lui arrive. Il disparait ainsi à ma vue, remontant vers le haut.
Ca y est le calvaire est fini. Il venait d'être fait prisonnier.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el miércoles 04 de febrero de 2009 08:23

Comme des soeurs

Comme des soeurs
Cette histoire se passe dans un monde bien loin du nôtre, à une époque tout aussi lointaine mais tellement humaine en fin de compte
.
« C'est l'histoire d'une amitié indéfectible entre deux adorables petites filles. Elles se connaissent par c½ur. Inséparables, car lorsque vous en voyez une, l'autre est sûrement dans les parages. Chacune son style mais tellement semblables, allant jusqu'à avoir les mêmes manies. Elles sont plus que des jumelles. A tel point que les gens du village les surnommaient les s½urs siamoises.

Elles grandirent donc ensemble. Elles passèrent l'âge des poupées et des jeux enfantins et entrèrent dans l'adolescence d'un bon pied et main dans la main, portées par leur amitié qui les rendait fortes et sereines.
Un soir, alors qu'elles fréquentaient les débuts prometteurs de l'école du savoir et pour une raison inconnue de tous (aucunes d'elles, même après les évènements, ne voulurent divulguer la raison de leur fugue) elles sortirent en secret, en dehors de l'enceinte. (D'après ce que l'on raconta par la suite, c'était pour une histoire de plume qu'il fallait récupérer un soir de pleine lune sur la tête d'un phénix, la rumeur disait que cela permettait de trouver le bonheur auprès du garçon qu'une fille pouvait aimer.)

Donc, un soir l'une d'elle força plus qu'elle ne décida son double à partir en cachette de l'école. Elle voulait absolument avoir cette chose qui se trouvait aux abords de la forêt de Tartis et il fallait y aller absolument de nuit. Elle avait une trouille bleue à l'idée de partir seule et elle passa toute la journée à trouver toutes les excuses possibles et inimaginables pour que son amie la suive. N'ayant pu réussir à la convaincre de rester, elle lui céda enfin.

Elles partirent donc toutes les deux à dos de Pégase. Pour être les plus discrètes possibles, elles n'en prirent qu'un. Celle qui voulait se rendre dans la forêt en tête et son amie en croupe.
Elles n'avaient pas l'habitude de sortir la nuit et encore moins de voler, de plus il faut souligner que les pégases ne voient pas très bien la nuit. Seule leur confiance en leur maître parvenait à les décider de voler. Pour ne pas effrayer leur monture et aussi pour se rassurer, elles se dirigèrent vers la forêt à une très faible hauteur, rasant les toits des maisons et le feuillage des arbres.

En chemin, elles entendirent toutes sortes de bruits. Des craquements, des ululements remplissaient la nuit. Diverses formes anguleuses se mouvaient au sol et dans les airs. Ne faisant qu'accroître la frousse qu'éprouvait déjà les deux adolescentes. A toutes les deux, leurs imaginations étaient sans limite, si bien qu'elles se faisaient peur mutuellement et graduellement. Les formes qui se détachaient du sol devenaient de redoutables ennemis, monstres sans nom sortis de la nuit des temps. Les cris devenaient des signaux d'avertissement que des êtres d'horreur, embusqués dans les fourrés, se lançaient entre eux pour s'avertir de leur passage. Et lorsqu'elles atteignirent l'orée de la forêt, elles tremblaient de la tête aux pieds, complètement hystériques.
Elles réussirent néanmoins à diriger leur monture dans une petite clairière et, malgré leur frayeur, elles mirent quand même pieds à terre. De toute manière, elles y étaient obligées, le vol en rase motte était un exercice, non seulement périlleux, mais aussi très fatigant pour leur pégase, sinon il n'aurait jamais pu repartir à l'école.
Soudain, elles entendirent un craquement suivi d'un grognement derrière elles. Il provenait des fourrées à l'entrée de la forêt. Terrorisées, elles ne cherchèrent pas à savoir qui était le responsable de ce bruit. (Les histoires de la venue d'un monstre commençaient à circuler dans la région. Des dryades avaient déjà péri et divers commerçants avaient disparu en traversant la forêt). Elles s'enfuirent vers leur cheval, montèrent et décollèrent plus vite que l'éclair sans prendre le temps de s'asseoir correctement.
Une fois dans les airs, elles voulurent néanmoins savoir qui était le responsable de leur peur. Pour assouvir leur curiosité de loin, elles regardèrent en arrière. Celle qui se trouvait en croupe fut déséquilibrée lorsque sa copine fit changer brutalement le cheval ailé de direction, et chuta.

Elle tomba de haut. La blessure était grave et elle se retrouva, malheureusement, paralysée.
Son amie s'en voulait de sa bêtise et elle aurait fait n'importe quoi pour soulager sa conscience, après tout c'était elle qui l'avait forcée à venir. L'autre, malgré son traumatisme, le compris très vite et elle se mit la harceler.
Tous les jours, elle lui demandait un service et, plus les jours passaient, plus ses demandes devenaient exigeantes.
Jusqu'au jour où elle lui demanda de lui passer son corps. Son amie ne voulait pas, mais elle insista tant et si bien que sa volonté commença à fléchir. Elle mit un terme à ses résistances lorsqu'elle lui confirma que si elle ne pouvait plus marcher c'était de sa faute et qu'elle lui devait bien ça.
« Seulement un instant. Je te promets, je te le rends tout de suite. Juste le temps de faire quelques pas. J'ai oublié la sensation de marcher. Oh ! Dis oui, s'il-te-plait ! ».
Ses paroles la blessèrent au plus profond elle. Elle croyait que si elle acceptait, sa conscience en serait un peu soulagée et aussi, que son amie pourrait lui pardonner enfin sa faute et la laisser en paix.
Elle céda, pour son plus grand malheur, à son caprice.
Lorsqu'elle prit possession du corps, elle ressentit en elle son sang qui refoulait jusqu'à ses pieds. L'effet de bouger ses orteils, lui donna un sentiment de puissance. Elle fit le tour de la chambre et regarda le lit où elle se trouvait encore prisonnière quelques instants auparavant. Elle toisa son amie allongée à sa place. Elle avança calmement en direction de la porte et en tournant la poignée, elle se retourna vers elle et lui lança : «maintenant tu es payée de ta dette. Tu viens de me rendre les jambes que tu m'avais enlevées.» Sans autre forme de cérémonie, elle tourna les talons, sans le moindre regard en arrière, sans le moindre remords.

Elle disparut du village et plus personne ne la revit.
Les années passèrent. Une bonne dizaine, quand le frère de celle qui s'était fait prendre son corps la rencontra du côté d'Atania, petit village de Sud à la frontière avec le troisième Royaume.
Il réussit à la capturer et à l'emmener au gardien pour que sa s½ur toujours prisonnière dans le corps paralysé, puisse récupérer le sien après tant d'années de souffrance.
On ne rendit pas le corps à la voleuse et même si elle ne pouvait pas aller bien loin avec ses jambes mortes, on l'enferma dans la Damnation où elle doit s'y trouver encore aujourd'hui. »
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el viernes 30 de enero de 2009 10:15

Modificado el sábado 31 de enero de 2009 04:43

Pourquoi avoir créer mon blog

Tout d'abord : bonjour à tous !

Ma tête travaille sans relâche à longueur de journée, alors pour la vider un petit peu, je me suis enfin décider à mettre par écrit les fables qui s'imposent à moi. Il y en a des drôles, d'autres plus tragiques, certaines sans queue ni tête mais toutes ont pour point commun un moment de mon existence. Toutes me viennent de mon apprentissage de la vie avec ce qu'il y a de bon et de mauvais aussi.
Je vais essayer aussi de ne pas les faire trainer trop en longueur.
Bonne lecture et j'attends vos com pour savoir si vous avez trouvé la morale que j'ai apprise !

# Enviado el viernes 30 de enero de 2009 09:36

EN CONSTRUCTION

Bonjour,

Il va vous falloir encore un petit peu de patience pour lire mes premiers articles.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 29 de enero de 2009 04:36